Alice, future pensionnaire de la maison de Bellefontaine
:: Coups de coeur, d'humeur des Hôtels Paris Rive Gauche

Au mois de décembre nous vous avions présenté le château de Bellefontaine, dont nous suivons et soutenons le projet de rénovation au profit de femmes maltraitées par la vie auxquelles l’association Cœur de femmes vient en aide.
Témoignage d’une femme qui revient à la vie.
Elle est arrivée à Cœur de Femmes il y a environ deux années, orientée par un hôpital psychiatrique où elle était soignée.
Originaire des îles, issue d’une famille de cinq enfants, Alice est envoyée en France « pour faire ses études » à l’âge de 17 ans. La réalité est tout autre. Un grand frère incestueux nécessite son éloignement de la famille pour plus de commodité. Hébergée chez une tante, elle rencontrera celui qui deviendra son mari.
Tout semble s’être stabilisé. Alice devient Maman , fait des petits boulots occasionnels, elle a un mari qui travaille, mais quelques prémices d’une maladie sournoise apparaissent. Besoin de sommeil, trop de sommeil.
En août 2001, au retour d’une fête familiale, plus rien ne va. Elle est prise de violentes colères. Se sent mal. Le 11 septembre, Alice voit les images du terrible attentat de New York et c’est le déclic. Elle passe à l’acte. Elle voit des personnes désespérées se jeter par les fenêtres et de désespoir enjambe le balcon de son 14ème étage. Son mari la retient par la cheville et aidé d’un de leurs fils la tire et la ramène dans l’appartement.
Alice est hospitalisée et un diagnostique est posé : elle est psychotique et devra suivre un traitement à vie pour stabiliser la maladie.
En accord avec son mari, il est décidé qu’elle irait quelques temps chez sa mère pour se soigner dans son île d’origine. Les enfants resteront auprès de leur père. Là bas, sa mère lui fait arrêter le traitement, lui préférant une médecine douce faite de massages et de plantes. Son mari lui demande de rentrer, car les lettres qu’Alice envoie sont de plus en plus délirantes.
Sa mère meurt d’un cancer et ce n’est qu’après une année qu’Alice rentre en France retrouver sa famille. Son mari n’est pas seul et vit avec une compagne et ses enfants dans leur appartement. Après de violentes disputes, Alice finit par se résoudre au divorce mais le supporte très mal. Elle reste seule. Elle délire. La police la fait hospitaliser et elle restera 8 mois en hôpital psychiatrique.
A sa sortie, elle n’a plus rien et pour éviter la rue, son psy l’oriente vers Cœur de Femmes.
A Cœur de Femmes, Alice va trouver sa place, petit à petit. A la Maison, les ateliers créatifs, le travail autour de l’estime de soi, le temps scandé au sein de la Maison, le partage avec d’autres souffrances et le travail avec l’équipe d’accompagnement vont peu à peu stabiliser son état.
Le suivi de traitement par l’équipe de Cœur de Femmes va permettre à cette femme une vie régulière. Le lien avec ses enfants va être retissé et maintenu. Le plus difficile pour cette maman, c’est de comprendre que ses enfants ont grandi, qu’elle les verra régulièrement, mais que comme tout jeune adulte, ils ne vivront plus avec leur mère.
Il a fallu qu’elle apprenne à vivre pour elle-même et non plus dans l’attente de ses enfants. Aidée par le travail de l’équipe de Cœur de Femmes et par la vie communautaire les choses se sont mises en place.
Soutenue par le pôle emploi du Cœur des Haltes, chez Alice renaît peu à peu le désir de travailler. Elle fait des stages de plusieurs semaines chacun dans un CAT comme manutentionnaire, mais le bilan de fin de stage est douloureux : aucune possibilité d’embauche.
Elle est très portée sur la diététique et dispense à la communauté des femmes de Cœur de Femmes sa passion. Les ateliers qui sont mis en place quotidiennement lui permettent une vie régulière. Comme toutes les femmes de Cœur de Femmes, elle participe à la vie de la Maison, entretien, préparation des repas.
Elle apprécie cette vie communautaire. Seule, elle ne prendrait vraisemblablement plus son traitement avec toutes les conséquences que cela implique, s’absentant de la vie. Elle a besoin d’un cadre thérapeutique qui ne soit ni une prison, ni un hôpital psychiatrique, mais d’un cadre de vie serein en prise avec la nature. Eloigné de la vie parisienne.
Alice et de nombreuses autres femmes stabilisées par un traitement mais ne pouvant vivre seules, ont besoin d’une prise de traitement encadré ainsi que d’une proposition de vie nouvelle.
C’est ce que la vie à Bellefontaine va pouvoir leur offrir. Etre partie prenante de la vie de Bellefontaine avec un coin à elles et pouvoir vivre à leur rythme. Le jardin potager comme vraie occupation valorisante qui équilibre leur humeur. Etre appréciées pour elles-mêmes et se sentir utiles dans une vie où elles seront sujet tout en partageant en collectivité. Des ateliers où elles pourront travailler et créer à leur rythme.
La Maison Cœur de Femmes a préparé Alice à un mode de vie tel que proposé à Bellefontaine.
Le projet du Château de Bellefontaine est une continuité au travail mis en place par l’association au sein de la Maison.
Il est une proposition nouvelle pour les femmes dont la problématique ne permettra pas dans un avenir proche un retour à une vie sociale totalement indépendante et autonome.
Pour que Alice vive en paix et harmonie le restant de sa vie, nous soutenons le projet Bellefontaine, Le permis de construire est ACCEPTE et les travaux commenceront à la rentrée. Nous y croyons et nous vous ferons partager les différentes étapes de cette généreuse aventure dans un lieu magnifique.
>Pour en savoir plus sur la maison de Bellefontaine
<a href="http://hotels-paris-rive-gauche.com/blog/index.php/2007/12/27/2159-le-groupe-les-hotels-paris-rive-gauche-soutient-la-creation-de-la-maison-de-bellefontaine-et-lassociation-coeur-de-femmes" target="_blogout" hreflang="fr">Pour savoir plus sur l'engagement du groupe Hôtels Paris Rive Gauche auprès de l'association Coeur de Femmes
Pour en savoir plus sur Coeur de Femmes
Elle est arrivée à Cœur de Femmes il y a environ deux années, orientée par un hôpital psychiatrique où elle était soignée.
Originaire des îles, issue d’une famille de cinq enfants, Alice est envoyée en France « pour faire ses études » à l’âge de 17 ans. La réalité est tout autre. Un grand frère incestueux nécessite son éloignement de la famille pour plus de commodité. Hébergée chez une tante, elle rencontrera celui qui deviendra son mari.
Tout semble s’être stabilisé. Alice devient Maman , fait des petits boulots occasionnels, elle a un mari qui travaille, mais quelques prémices d’une maladie sournoise apparaissent. Besoin de sommeil, trop de sommeil.
En août 2001, au retour d’une fête familiale, plus rien ne va. Elle est prise de violentes colères. Se sent mal. Le 11 septembre, Alice voit les images du terrible attentat de New York et c’est le déclic. Elle passe à l’acte. Elle voit des personnes désespérées se jeter par les fenêtres et de désespoir enjambe le balcon de son 14ème étage. Son mari la retient par la cheville et aidé d’un de leurs fils la tire et la ramène dans l’appartement.
Alice est hospitalisée et un diagnostique est posé : elle est psychotique et devra suivre un traitement à vie pour stabiliser la maladie.
En accord avec son mari, il est décidé qu’elle irait quelques temps chez sa mère pour se soigner dans son île d’origine. Les enfants resteront auprès de leur père. Là bas, sa mère lui fait arrêter le traitement, lui préférant une médecine douce faite de massages et de plantes. Son mari lui demande de rentrer, car les lettres qu’Alice envoie sont de plus en plus délirantes.
Sa mère meurt d’un cancer et ce n’est qu’après une année qu’Alice rentre en France retrouver sa famille. Son mari n’est pas seul et vit avec une compagne et ses enfants dans leur appartement. Après de violentes disputes, Alice finit par se résoudre au divorce mais le supporte très mal. Elle reste seule. Elle délire. La police la fait hospitaliser et elle restera 8 mois en hôpital psychiatrique.
A sa sortie, elle n’a plus rien et pour éviter la rue, son psy l’oriente vers Cœur de Femmes.
A Cœur de Femmes, Alice va trouver sa place, petit à petit. A la Maison, les ateliers créatifs, le travail autour de l’estime de soi, le temps scandé au sein de la Maison, le partage avec d’autres souffrances et le travail avec l’équipe d’accompagnement vont peu à peu stabiliser son état.
Le suivi de traitement par l’équipe de Cœur de Femmes va permettre à cette femme une vie régulière. Le lien avec ses enfants va être retissé et maintenu. Le plus difficile pour cette maman, c’est de comprendre que ses enfants ont grandi, qu’elle les verra régulièrement, mais que comme tout jeune adulte, ils ne vivront plus avec leur mère.
Il a fallu qu’elle apprenne à vivre pour elle-même et non plus dans l’attente de ses enfants. Aidée par le travail de l’équipe de Cœur de Femmes et par la vie communautaire les choses se sont mises en place.
Soutenue par le pôle emploi du Cœur des Haltes, chez Alice renaît peu à peu le désir de travailler. Elle fait des stages de plusieurs semaines chacun dans un CAT comme manutentionnaire, mais le bilan de fin de stage est douloureux : aucune possibilité d’embauche.
Elle est très portée sur la diététique et dispense à la communauté des femmes de Cœur de Femmes sa passion. Les ateliers qui sont mis en place quotidiennement lui permettent une vie régulière. Comme toutes les femmes de Cœur de Femmes, elle participe à la vie de la Maison, entretien, préparation des repas.
Elle apprécie cette vie communautaire. Seule, elle ne prendrait vraisemblablement plus son traitement avec toutes les conséquences que cela implique, s’absentant de la vie. Elle a besoin d’un cadre thérapeutique qui ne soit ni une prison, ni un hôpital psychiatrique, mais d’un cadre de vie serein en prise avec la nature. Eloigné de la vie parisienne.
Alice et de nombreuses autres femmes stabilisées par un traitement mais ne pouvant vivre seules, ont besoin d’une prise de traitement encadré ainsi que d’une proposition de vie nouvelle.
C’est ce que la vie à Bellefontaine va pouvoir leur offrir. Etre partie prenante de la vie de Bellefontaine avec un coin à elles et pouvoir vivre à leur rythme. Le jardin potager comme vraie occupation valorisante qui équilibre leur humeur. Etre appréciées pour elles-mêmes et se sentir utiles dans une vie où elles seront sujet tout en partageant en collectivité. Des ateliers où elles pourront travailler et créer à leur rythme.
La Maison Cœur de Femmes a préparé Alice à un mode de vie tel que proposé à Bellefontaine.
Le projet du Château de Bellefontaine est une continuité au travail mis en place par l’association au sein de la Maison.
Il est une proposition nouvelle pour les femmes dont la problématique ne permettra pas dans un avenir proche un retour à une vie sociale totalement indépendante et autonome.
Pour que Alice vive en paix et harmonie le restant de sa vie, nous soutenons le projet Bellefontaine, Le permis de construire est ACCEPTE et les travaux commenceront à la rentrée. Nous y croyons et nous vous ferons partager les différentes étapes de cette généreuse aventure dans un lieu magnifique.
>Pour en savoir plus sur la maison de Bellefontaine
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